Environ 1 400 officines et près de 3 000 pharmaciens : les chiffres avancés par l’Union nationale des pharmaciens privés de Côte d’Ivoire (octobre 2025) placent le réseau officinal ivoirien parmi les plus développés d’Afrique de l’Ouest francophone. Derrière ces chiffres, une profession organisée, une régulation qui se modernise, et une génération de pharmaciens qui n’exerce plus comme la précédente.
Un maillage dense, et pourtant inachevé
La densité du réseau ne dit pas tout : la programmation des sites de création reste pilotée par l’État (article 23 de la loi n° 2015-533) précisément parce que la répartition territoriale demeure un enjeu, et la loi prévoit même qu’un pharmacien puisse être autorisé à ouvrir un dépôt de vente de produits pharmaceutiques dans les localités non pourvues d’officine (article 29). L’expansion continue donc, vers l’intérieur du pays, portée par les nouvelles licences.
Une régulation qui se modernise
La création de l’Autorité ivoirienne de régulation pharmaceutique (AIRP) a doté le secteur d’un régulateur dédié, qui publie notamment la liste officielle des officines du pays. Combinée au cadre de la loi de 2015 (licences de création et d’exploitation, avis conforme de l’Ordre, règles de propriété strictes), cette architecture professionnalise l’ensemble du parcours : le pharmacien qui s’installe aujourd’hui, nous avons détaillé le parcours, évolue dans un système plus lisible que celui de ses aînés.
Une formation nationale installée de longue date
L’UFR des Sciences pharmaceutiques et biologiques de l’Université Félix Houphouët-Boigny, à Abidjan, forme les pharmaciens ivoiriens depuis des décennies, plus d’une vingtaine de promotions de docteurs en pharmacie en sont sorties, et la faculté affiche aujourd’hui l’ambition de mettre « l’excellence au service de la souveraineté sanitaire ». C’est ce vivier qui alimente les officines, l’industrie, la biologie et l’administration pharmaceutique du pays.
Une génération, de nouveaux réflexes
Les titulaires qui s’installent aujourd’hui ont fait leurs études avec un smartphone dans la poche. Au comptoir, leurs clients paient en Orange Money, MTN MoMo, Moov Money ou Wave ; en arrière-boutique, ils attendent du cloud, des chiffres quotidiens et un tiers payant contrôlé au moment de la vente, pas un serveur qui meurt avec la climatisation. Phénix est disponible en Côte d’Ivoire depuis 2025, porté par dix ans de terrain dans la sous-région : voyez la page Phénix en Côte d’Ivoire.
Notre part
Nous croyons que la meilleure officine est celle d’un pharmacien bien outillé, et que cela s’apprend tôt : au Bénin voisin, Phénix est intégré au cursus pratique des étudiants en pharmacie de la Faculté des Sciences de la Santé, une première en Afrique francophone. À la génération qui fait grandir le réseau ivoirien : et si on vous montrait l’outil en 30 minutes ?
Sources : chiffres UNPPCI cités par l’Agence ivoirienne de presse (octobre 2025) ; loi n° 2015-533 du 20 juillet 2015 (articles 23, 29) ; AIRP (airp.ci) ; UFR Sciences pharmaceutiques et biologiques, Université Félix Houphouët-Boigny (ufrspb.ci).