Environ 350 officines pour quelque 30 millions d’habitants : Madagascar reste l’un des pays les moins denses de la région en pharmacies. Derrière ce chiffre, il y a des trajets de plusieurs heures pour atteindre un pharmacien, et des localités entières où le médicament s’achète sans conseil pharmaceutique. Mais ce chiffre est en train de bouger, et ceux qui le font bouger ont un visage : celui d’une génération de pharmaciens formés au pays.
Antananarivo : la faculté qui a changé la donne
Pendant des décennies, devenir pharmacien malgache supposait de partir : la formation n’existait pas dans le pays. Depuis 2011, la filière pharmacie de l’Université d’Antananarivo, créée avec le soutien des fondations Pierre Fabre et Mérieux, diplôme chaque année une vingtaine de pharmaciens formés à Madagascar, sur les réalités de Madagascar. Une promotion après l’autre, c’est un vivier de futurs titulaires qui se constitue : des professionnels qui connaissent leur terrain, leur langue, leurs patients, et qui n’ont pas à choisir entre exercer et rentrer.
Une vague d’ouvertures, un cadre exigeant
Cette génération arrive dans un cadre réglementaire précis : une carte pharmaceutique qui encadre le nombre d’officines par localité sur une base démographique, un dossier instruit par le ministère de la Santé publique avec l’Ordre national des pharmaciens, une visite de conformité, un arrêté, nous avons détaillé le parcours d’ouverture. Elle arrive aussi dans un paysage singulier, où environ 1 500 dépôts de médicaments pallient l’absence d’officines, avec des règles de cohabitation désormais organisées. Ces règles ne freinent pas la vague : elles la canalisent vers les zones qui manquent de pharmaciens, exactement là où chaque ouverture change l’accès aux soins.
Une génération qui n’attend pas les mêmes outils
Ces titulaires ont fait leurs études avec un smartphone dans la poche. Ils n’imaginent pas leur officine autrement : le cloud plutôt qu’un serveur qui meurt avec la climatisation, le Mobile Money au comptoir, MVola, Orange Money, Airtel Money, la comptabilité en ariary tenue proprement dès le premier jour, et leurs chiffres accessibles depuis un téléphone, même quand la connexion flanche. Pour eux, le logiciel de gestion n’est pas un accessoire administratif : c’est l’infrastructure du service pharmaceutique qu’ils veulent rendre.
Ce que nous y voyons, et ce que nous y faisons
Chez AS PHARM, nous croyons depuis dix ans que la formation des pharmaciens et leurs outils de travail vont ensemble : au Bénin, Phénix est intégré au cursus pratique des étudiants en pharmacie de la Faculté des Sciences de la Santé, une première en Afrique francophone. Phénix est disponible à Madagascar depuis 2026, porté par dix ans de terrain dans la sous-région, avec la formation et l’assistance en ligne et sur site, en ariary, voyez la page Phénix à Madagascar. À cette génération qui ouvre les officines que le pays attend, nous n’avons qu’une chose à dire : bienvenue, et si on vous montrait l’outil en 30 minutes ?