Près de 2 900 pharmaciens sont aujourd’hui inscrits au tableau de l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun. Le pays comptait environ 660 officines lors de l’assemblée générale de l’Ordre de février 2023, avec une cinquantaine de nouvelles installations sur les deux années précédentes. Une profession qui grandit, donc, mais qui grandit sous tension.
Une formation qui produit plus vite que le marché n’absorbe
Le Cameroun forme environ 150 pharmaciens par an, notamment à la Faculté de Médecine et de Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Douala, au terme d’un doctorat en sept ans accessible par un concours commun à la médecine, la pharmacie et l’odontostomatologie. Ces jeunes diplômés peinent pourtant à trouver des débouchés à la hauteur de leur nombre : lors de l’assemblée générale de l’Ordre à Kribi, le vice-président de la Fédération internationale pharmaceutique, le Dr Prosper Hiag, a plaidé pour une spécialisation de la profession, pharmacoéconomie, pharmacie nucléaire, pour créer de nouveaux débouchés plutôt que de saturer la pharmacie générale.
Une concurrence informelle qui use le monopole officinal
La même assemblée a pointé deux problèmes concrets : la vente illicite de médicaments dans la rue, hors de tout circuit pharmaceutique contrôlé, et des hôpitaux ou cliniques qui distribuent des médicaments sans supervision d’un pharmacien. Deux phénomènes qui rognent, chacun à sa manière, ce qui fait la valeur d’une officine réglementée, la garantie de la chaîne du médicament.
Ce que ça change pour une officine qui veut durer
Se différencier de la vente de rue ne passe pas seulement par la conformité réglementaire, déjà exigée par la loi n° 90-035 et son décret d’application (https://www.as-pharm.com/2026/09/08/ouvrir-une-pharmacie-au-cameroun/). Ça passe aussi par une gestion visiblement professionnelle : traçabilité des lots et des péremptions, tiers payant maîtrisé, reporting qui permet à un jeune titulaire de piloter son officine avec la même rigueur qu’une entreprise structurée, pas avec un cahier et une calculette. C’est un argument que l’informel ne pourra jamais opposer.
Cette génération de pharmaciens camerounais, sortie d’un concours sélectif et confrontée à un marché exigeant, mérite des outils à la hauteur. Découvrez Phénix ou réservez une démonstration de 30 minutes.
Sources : Ordre national des pharmaciens du Cameroun, tableau en ligne (web.onpc.cm, environ 2 900 inscrits) ; assemblée générale de l’ONPC, Kribi, 3-5 février 2023, relatée par la presse spécialisée (environ 660 officines, 150 diplômés par an, propos du Dr Prosper Hiag) ; Faculté de Médecine et de Sciences Pharmaceutiques, Université de Douala. Les chiffres de l’assemblée de 2023 n’ont pas été recoupés avec une publication plus récente de l’Ordre : à vérifier avant toute reprise. Règles et données en vigueur à la date de publication (septembre 2026).